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Les jeux vidéo les plus marquants d’un vieil amateur

Snif !

mardi 17 juillet 2012, par Le DC

Les meilleurs souvenirs (inspirés de la séquence du presque même nom de la chaîne Nolife) : liste de jeux choisis de manière totalement subjective, commentés de même, sur un critère assez simple : les souvenirs qui restent. Bien sûr, parmi les bons souvenirs, il y a des jeux très mauvais et injouables mais les raisons de leur présence sont indiquées par une courte évocation. Ne figurent donc pas certaines grandes réussites qui me demandent un effort de mémoire comme, par exemple, heuuu : GTA IV, Gods ou Colony Wars. Et les mauvais souvenirs sont ici pour rendre hommage aux autres. Et pour détourner un proverbe trop utilisé chez les enfants : "Les jeux vidéos, ce n’était pas mieux avant".

Arcade : studios majeurs : Sega, Dataeast
— Galaga : quand il est nécessaire de glander 1/2 heure dans un troquet de village entouré des alcoolos du coin juste pour déclencher le bug qui fera que les ennemis ne tireront plus, ceci à 11 ans et en simple spectateur, ben c’est qu’on aime les jeux vidéo, ou son cousin.
— Double Dragon : quand une borne d’arcade dit "encore", c’est qu’elle veut du fric. Si vos relations féminines font de même, devenez zoophile ou pédé, ça vous fera des vacances. Mais tout est question de modération et l’aventure à deux se rapproche donc d’un gang bang intimiste. En tout cas, ça démarre plutôt bien, la "princesse" montre sa culotte.
— Afterburner : nous avons tous un point commun avec Tom Cruise... je sais, ce n’est pas facile à avaler, mais c’est ce jeu, véritable adaptation de cet étron magnifique qu’est Top Gun. Comment ça, Topper Harley ? 10 francs dans la fente et c’est déjà terminé. Mais quelle purge ! L’important étant de savoir à quoi sert une chauffeuse à alcool...

Atari 2600 : studios majeurs : Atari, Activision
— Vanguard : les confins peuvent-ils être explorés ? Un tunnel sans fin ne peut que déboucher sur quelque chose, d’autant plus si on y croit.
— Phoenix : c’est là qu’on envisage les limites techniques insoupsonnée d’une machine programmée par des développeurs talentueux manquant d’imagination. D’où Phoenix, splendide variation sur le thème de Space Invaders.
— Pittfall 2 : là aussi on le sait maintenant, Johnny Weissmuller se faisait aider de trapèzes... il est donc temps de réhabiliter Pittfall 2, parce que son héros, lui, ne simulait pas quand il s’agissait de sauter au dessus d’un scorpion d’un mètre vingt au garrot.
— Haunted House : c’est un peu comme si je n’étais plus Pacman mais sa victime, un fantôme fragile s’étant fait confisqué sa dernière enveloppe charnelle, sa dernière arme, mais encore condamné à errer dans le réel, face à ses anciens congénères, oubliant brutalement que notre but est parfois de nuire à son prochain, pourvu qu’il est un peu différent.
— Defender : on le voit bien dans cette évocation de l’avenir, l’humanité est condamnée à organiser une défense intransigeante de son espace aérien et des jolis bâtiments en fibre de verre, patrimoine indéfectible de nous-même, face à la menace extraterrestre, inhumaine par définition. Bon, en ce moment on s’entraine entre nous, c’est vachement bien organisé, y’a des méchants dans les deux camps, les rouges et les bleus, et puis le pétrole permet de justifier tout ça, sinon on comprendrait que dalle.

Coleco Vision :
— Zaxxon : après s’être manger de l’Atari 2600 et du Videopack+, les premières images de Zaxxon sur Coleco faisait l’effet de passer des grottes de Lascaux aux plafonds de la chapelle Sixtine.

MSX : studios majeurs : Konami
— Mandragore : quatuor désassorti devenu classique, nos aventuriers aux compétences diverses décidèrent de parcourir le monde étrange rempli de pièges et de paysages fascinants de Mandragore. Donjons et monstres thématiques, villages marchands et bandits agressifs, une quête immense et complexe dans un jeux de rôle immersif et d’une rare finesse. Les débuts du graphisme et des points d’expérience, enfin je crois.
— Raid on Bungeling Bay : Will Wright, la future star des jeux de simulation du quotidien, faisait ses classes sur la mission d’un hélicoptère condamné à bombarder des îles peuplées de forces hostiles. Selon ses dires, il prit plus de plaisir à y bâtir les cités lacustres qu’à peaufiner un gameplay rigolo, ce qui le poussa dans un premier temps à la création de l’œuvre Sim City. Incoming missile !
— H.E.R.O. : étrange parcours que celui d’un explorateur affublé d’un jet-pack et d’un laser dans les grottes suintantes d’une jungle hostile. Mais qui d’autres aurait pu libérer les otages ? Écran par écran, il lui faudra déjouer obstacles et ennemis dans la moiteur luxuriante d’un labyrinthe étonnamment addictif.
— King’s Valley : l’esprit d’Indiana Jones et de Lode Runner cohabitent dans ce jeu où les momies égyptiennes, éminemment agressives, vous arracheront un sourire à chacune de leurs hésitations.
— River Raid : si c’est pour survoler éternellement un ignoble fleuve monochrome bardé d’adversaires frénétiques de la gâchette, très peu pour moi. Comment cela, je dois battre ton hi-score ? File-moi le joystick, tu vas voir !
— L’affaire Vera Cruz : un meurtre, un ordinateur, une imprimante. La police scientifique possédait déjà les outils d’informations électroniques pour résoudre les affaires judiciaires. A l’instar de Hacker, l’enquêteur virtuel se transforme en rat de bureau plongé dans ses archives et doit en tirer la substantifique moelle avec l’agréable sensation d’être réellement connecté au monde extérieur grâce à son terminal, à une époque où le Minitel faisait fantasmer les futurs "geeks" et râler les parents découvrant la facture des PTT.
— Choplifter : hélicoptère du dernier recourt, il vous faudra extirper des griffes communistes et humides de la jungle birmane (au hasard) de pauvres prisonniers politiques confits de hamburgers et bourbon sucraille. L’animation et l’inertie légendaire de cette tondeuse à gazon inversée vous donneront sueurs froides et satisfaction du devoir accompli, du moins si le libéralisme sauvage et la défoliation intempestive des orchidées très jolies font partie de vos habitudes matinales.
—  Tom & Chérie : private choice s’il en est, l’évocation morbide des nuits de transcription assidue de pages de code Basic publiées en deux ou trois fois dans l’Heeeebdo reste un bonheur que peu de nos têtes blondes peuvent imaginer. Le résultat n’est que rarement à la hauteur de l’effort fourni, mais dans ce cas, les multiples relectures des "datas" permirent de découvrir qu’en dehors d’un jeu de plomberie où le héros (Tom) devra chasser une souris malicieuse l’empêchant de remplir un réservoir, il s’avèrera que le dit réservoir est en réalité une baignoire où la fameuse Chérie aime prendre ses aises, et ce dans le plus simple appareil. Les niveaux s’enchainent et la baignoire se vide, se vide, se vide... révélant ce que les fameuses "datas" n’osaient laisser imaginer.
— Yie Ar Kung-Fu : il n’y a bien que les jeux japonais pour vous proposer d’affronter des adversaires qui vous balancent des pets glaçant pour vous gélifier et mieux vous casser la margoulette. L’analogue de Bruce Lee pixelisé en verra bien d’autres.

Amstrad : studios majeurs : Ocean, Firebird, Palace Software, Loriciel, ERE informatique, US Gold, Gremlin
— Sorcery : un apprenti sorcier maniant le feu et le fer franchi écran par écran les couloirs d’une gigantesque citadelle. Chaque objet de sa quête ne fonctionne qu’une seule fois pour un seul type d’ennemi, suivant le principe de pierre-papier-ciseaux. La courbe de difficulté et la découverte de nouveaux lieux motive l’aventure.
— Crafton & Xunk : un couple mal assorti, le cyborg niais et la créature débile tentent de s’échapper d’un labyrinthe isométrique de salles colorées encombrées d’objets du quotidien et de machines étranges et mortelles. Qui est la victime de ce scénario, les deux héros prenant le parti de la fuite ou les occupants des lieux, hostiles mais à jamais enfermés ?
— Elite : "Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie." Et ce malgré le "Beau Danube bleu" qui passe en boucle, référence à "2001 Odyssée de l’espace". Les fils blancs qui suggèrent la silhouette des rares objets perdus dans l’immensité interplanétaire autorise l’interprétation et laisse l’imaginaire du spectateur de ce ballet technologique faire le reste. Un jeu-monde, une quête perpétuelle.
— Le 5ème Axe : un homme court avec détermination dans les couloirs de temps lointains passés ou futurs en éclatant de ses poings les aberrations génétiquement modifiées qui se placent sur sa route. Les niveaux s’enchaînent en un scrolling horizontal fluide. Le désespoir d’une fin heureuse qui se dégage de cette fuite perpétuelle ponctuée des cris déchirants des victimes de ce héros déterminé est glaçant, au point d’imprimer à jamais dans l’esprit du jeune joueur la marque d’une science-fiction où l’humain est l’intrus.
— Spindizzy : un gyroscope soumis aux lois de la physique se baguenaude dans des décors épurés à la Escher. On se prend à vouloir lui faire atteindre la sortie tout en poussant le vice jusqu’à modifier l’angle de vue. Sobre et efficace.
— Ikari Warriors : des Rambos tous mignons défouraillent dans la jungle en empruntant les véhicules pris à l’ennemi. Contrairement à Commando, sorti plus tôt, la difficulté n’est pas ici insurmontable et le gameplay cohérent. Avec un pote, c’est encore plus jouissif mais attention au friendly fire !
— Infernal Runner : le créateur d’Another World faisait ses classes sur ce classique jeu de plateformes. Mais déjà il ne put s’empêcher d’ajouter aux morts atroces du petit personnage des pixels de sang et de cervelle dégoulinante, composante bien rare à cette époque.
— The Way of the Tiger : abrupte et sinueuse est la voie de la maitrise des arts du combat. Bâton, sabre et poings nus feront de vous l’ultime guerrier tandis que le lotus, la truite et le rossignol salueront vos efforts par leur sage indifférence.
— The Way of the Exploding Fist : rien à voir avec ce que vous pensez, bandes de détraqués ! L’ancêtre d’IK+ et d’une brouette de jeux de combat met les deux karatékas au pied du mur : le combat ! L’arbitre est là pour que la philosophie orientale de l’épreuve soit respectée. Sur Commodore 64, il y avait plusieurs décors, tous plus beaux les uns que les autres. Salauds !
— Knight Lore : se mouvoir à angle droit dans une perspective asymétrique est le fantasme inavoué de la majorité de ceux qui grandirent avec un ordinateur comme futur maitre à penser. Pourquoi ne pas commencer tout de suite, dans la peau d’un lycanthrope qui, s’il n’autorise pas vraiment les roulades dans l’herbe grasse des clairières brocéliandaises (pas sûr), permet tout de même la section de jugulaires turgescentes, et ça remplie son office. Ne venez pas nous bavez sur les rouleaux avec les mythologies passées ou à venir, la chaire reste faible.
— Le Passager du Temps : que vient faire le chat de Gaston Lagaffe dans cette galère ? Impossible d’interroger Franquin à ce sujet. Par contre, il y a clairement tentative d’apporter une dose d’humour absurde sur les terres de la chasse gardée de Magnetic Scrolls. Isn’t it ?
— Bubble Bobble : cette fresque historique nous narre les causes de la disparition des dinosaures, période où ils se mirent à cracher des bulles de savon pour se défendre contre les terreurs mécaniques, les oursons volants et les Barons Von. Même les clinquantes écailles vertes arborées par certains ne purent les sauver, absorbés qu’ils étaient par l’essayage de baskets en postillonnant des miettes de bonbonses aux colorants artificiels. Je bulle ! Je BULLE ! Est-ce bien raisonnable ?
— Sapiens : une brume lourde et moite s’étirait paresseusement dans les frondaisons de la forêt du couchant tandis qu’un petit soleil pâle émergeait à l’est, chassant les ombres de la nuit et leurs dangers. Nous n’étions pas parvenu à faire le feu et cette aube d’un monde neuf nous découvrait transis, les mains encore vides des outils de pierre dont la fabrication ne nous était pas encore familière. Au loin, le souvenir d’un filet de fumée révélait la présence d’un autre camp ayant commis l’imprudence d’éteindre le précieux foyer après l’aurore. Eux maitrisaient le feu, nous non. Il était temps de partir en chasse.
— Trailblazzer : on a beau avoir l’esprit versé dans le futile, il est difficile de refuser quand un jeu vous propose de faire rouler un ballon de foot sur un tapis roulant orange édenté en fausse 3D . Me suis-je bien fait comprendre ? Pas sûr...
— Thanatos : sans doute l’une des premières héroïnes de la scène vidéo-ludique, affublée il est vrai d’un puissant compagnon cracheur de feu. Peu de couleur, un écran minuscule mais un scrolling différentiel immergeant dans des contrées médiévales hostiles et la possibilité de quitter sa monture pour récupérer des artéfacts.
— L’Armure Sacrée d’Antiriad : totalement injouable à cause de sa difficulté agaçante, comme la plupart des jeux de l’époque, ce jeu très attendu distillait néanmoins une atmosphère fascinante par son esthétique riche et inquiétante.
— Pacific : enfiler le scaphandre, empoigner le fusil à fléchette, vérifier la réserve d’oxygène et plonger. Dès la surface, la faune est agressive. Mais les semelles lestées de plomb m’entraînent, toujours plus profond. Les premiers coraux, chatoyants, les gorgones, les oursins. Et toujours des obstacles, des méduses urticantes, les prédateurs. La lumière du soleil est un lointain souvenir et il n’est plus possible de revenir en arrière. Mais je sais, je sais que tout en bas, là où personne n’a posé son regard ; il y a un secret. La mort ? Ou autre chose...
— Orphée : ni la première, ni la dernière aventure textuelle illustrée, Orphée eu l’avantage d’être l’une des premières représentantes de ce type de jeu sur l’Amstrad, domaine majoritairement réservé à l’Apple II. Efficace et franchouillard, ce qui n’était pas pour déplaire.
— Macadam Bumper : les yeux de braise d’une gitane dominatrice vous toise alors que vous tenter de concevoir la table de billard électrique ultime ? Gardez espoir, il n’est pas impossible que vous ne parveniez à la faire tilter, je parle de la table de flipper.
— Billy la Banlieue : Oooh Billy ! T’as pas choisi ta vie, on t’a pas donné ta chance, personne n’a cru en toi. Alors tu zones la nuit, dans les friches d’une ville de bourges, les clous de ton blouson vont jusqu’à ton cœur pour y graver en lettres de feu (et fautes d’orthographes) le blaze de la meuf qui t’a fendu l’âme et rendu l’espoir : la p’tite Lady. Les punks, c’est cool, ça fait vendre des flippers et des chaines de vélo factices, mais il n’empêche qu’il se dégage de cette petite chose oubliée un charme de conte de fée moderne.
— Tempest : l’ancêtre de Rez (mouis z’ou moins) renouvelait l’invasion extraterrestre par des niveaux en trois dimensions vectorielles.
— The Sentinel : Une tour dotée d’un œil unique et mortel, des arbres comme alliés et des collines pour se cacher. Le premier jeu d’infiltration en 3 dimensions distille une atmosphère étrange où l’humain n’a pas sa place. Contourner cette entreprise de destruction est le seul objectif.
— Turbo Esprit : où l’on pouvait déjà écraser les passants, qui faisaient "Crrouic !". Trop bien !
— Highway Encounter : affrontez les Globos, créatures venues de l’espace profond pour nous sucer la moelle épinière ! Aux commandes de votre bio-tank sur coussin d’air, l’autoroute occupée par ces ennemis intelligents devra être parcourue avec prudence. Avec qui ? Avec du "cell-shading" dedans, oui !
— Barbarian (Palace Software) : Welcome to death ! Et non : Bring us your dead - c’est autre chose. Drax, en seigneur maléfique, vous toise du haut de la galerie du temple, ainsi que la belle Maria, telle un fruit mur prêt à être cueilli. Mais une montagne de muscle à votre image, venue pour les mêmes raisons, pénètre dans l’arène et tente, frappant d’estoc et de taille, par des moulinets, des feintes et coups bas, de faire rouler dans le sable ce qui ne vous sert pas beaucoup de tête. Un nabot putride viendra récupérée cette tête, qu’il utilisera pour assouvir ses plaisirs personnels.
— Tetris : encore une putain de rupture dans le continuum ! Alors que d’autres s’escagassent le neurone à afficher plus de couleurs et à gonfler les "lutins" pour être à même de compter les vaisseaux sanguins autour de l’iris des boss de fin de niveau, v’là l’autre russkof qui débarque avec ses briques de Minitel et ses mélodies traditionnelles trans-sibériennes. Tu sais que tu m’empêches de dormir, enfoiré !

Amiga : studios majeurs : Psygnosis, Bitman Brothers, Cryo, Rainbird, Team 17, Cinemaware, Discovery Software, Ubisoft
— Fire Power : l’un contre l’autre, les deux camps se ravagent mutuellement à grands coups de chenilles, métalliques bien sûr ! Et quel bonheur d’enfin découvrir le quartier résidentiel de votre adversaire qui, jetant un oeil sur votre partie d’écran, voit ses ouailles se faire écrabouiller par votre Panzer PZKPFW. Splitch !
— Extase : elle n’est qu’un visage de plastique posée sur une carte de silicium mais elle vit. Rien n’aura plus de sens que de lui redonner ses émotions par les impulsions électriques froides distillées avec parcimonie qu’il faudra faire progresser à travers les circuits imprimés récalcitrants. Qui d’elle ou de son sauveur sera le plus touché par l’atmosphère glaciale et triste de la biomécanique ?
— Unreal : étrange et mystérieux. Oui, ce jeu l’est mais également le parcours de ses créateurs, qui régulièrement sortent de nulle part un chef d’œuvre qui rend toutes les autres créations vidéo-ludiques fadasses, et dans des domaines les plus variés, pour aussitôt disparaitre dans la clandestinité. Souvenez-vous Agony, chez Psygnosis. Voyez Outcast (voir plus loin), chez Infogrames. Ici, on est chez Ubisoft et Shadow of the Beast se fait souffleter.
—  L’Arche du Capitaine Blood : perdu dans l’espace, en phase terminale, un corps et un esprit qui se délitent et l’obligation de communiquer avec des créatures inhumaines aux aspirations étranges disséminées dans une galaxie de milliers de planètes. Vous n’avez pas le choix, vos clones sont à votre poursuite. Mais l’ondine flamboyante n’est-elle pas là pour apporter l’espoir qui vous a quitté ?
— Monkey Island : Guybrush n’est ni un marin, ni un pirate, ni un dur à cuir. Cela ne l’empêchera pas de découvrir la recette du grog, de torpiller son propre navire, de caresser une tête desséchée ou d’arborer fièrement le coton-tige sacré. Attention, derrière vous, un singe à trois têtes !
— Indiana Jones 3 : l’adaptation de licences, c’est le mal ! Sauf là, bien sûr. Indy n’en a fini ni avec les nazis ni avec son papa. Ne tournez pas à gauche, vous risquez de croiser Adolf ! Mais Marcus, pourquoi es-tu tout trempé ? Ne m’en parle pas !
— Another World : un jeu, un monde, une histoire. Rien n’est comparable à l’expérience que cette œuvre procure. La persévérance d’un faible, la communion des esprits et le mystère d’un univers cohérent abordé par l’étranger font que cette aventure ne trouvera son épilogue que dans votre esprit, bien longtemps après avoir lâché le joystick.
— Prince of Persia : un prince enfermé amoureux d’une princesse opprimée. Banale histoire mais puissamment mise en scène par un de ces créateurs de génie se comptant sur les doigts d’une truite. Je n’en dirais pas plus, ce ne serait pas digne.
— Starglider 2 : impossible de rester insensible au vol des baleines de l’espace surgissant du sombre éther pour replonger aussitôt vers leur destination mystérieuse. Avez-vous assister à l’aube des soleils d’une planète inconnue ? Pénétrer ensuite les entrailles des labyrinthes oubliés et découvrez la faune insolite des lunes de tout un système solaire foisonnant de vie. Votre fidèle "Icarus" vous emmènera là où votre désir vous porte.
— Hybris : le vaisseau avait pris la taille d’une station spatiale au fil des améliorations récoltées sur les carcasses calcinées de ses ennemis abattus. Un déluge de feu giclait de ses canons flamboyants et dispersait la mort sur des adversaires de plus en plus organiques insensibles aux tentatives de dialogue. La musique, symphonique et entêtante, transportait le pilote sur son chemin de destruction à la gloire de la préservation de la race.
— Mercenary : en prenant part à l’exploration d’une planète inconnue, il faut s’attendre à des rencontres équivoques, des mécanismes à la logique absconse et une liberté dont il faudra freiner l’enthousiasme de peur de se faire repérer pour conduite licencieuse.
— Wings : enfin un vrai jeu chez Cinemaware. La dimension épique et historique de cette aventure guerrière emporte le héros dans une interminable lutte pour sa patrie et ses camarades qui tomberont un à un des cieux embrasés par les combats des chevaliers du ciel. Une victoire amère vous attend dans la mélancolie des notes d’un accordéon.
— Sinbad : le puissant aventurier n’usurpe pas sa légende en écumant les trésors des mers du sud et décimant ses créatures mythiques, à la fois bretteur hors paire, pasteur d’hommes, acrobate intrépide, et dont le déferlant charisme et la riche érudition lui autorisent diplomatie, séduction et stratégie. Alors que la citée impériale est encerclée par les armées noires, la princesse court un grand péril et les matelots agonisent dans les tourments de récifs dressés sur leur destin par les divinités insultées par la bravoure et l’arrogance de l’orgueilleux Sinbad, roi conquérant des mers intérieures.
— Defender of the Crown : enchainements de séquences toutes plus spectaculaires les unes que les autres, ce jeu est un continuel hommage aux productions hollywoodiennes de gars en armures. Wargame simpliste, hack & slash mono-click, le bonheur qu’apporte le déroulement d’une partie est essentiellement lié à l’ambiance épique qui s’en dégage. Beaucoup d’Amiga ont du se vendre grâce à cette démonstration technique.
— Speed ball : le corps n’est qu’une enveloppe de viande lointaine quand on a prit du speed la veille au soir. Au bout du corridor de titane, la lumière éblouissante est l’aube d’un jour nouveau. Les bottes de cuir et d’acier semblent fouler une herbe grasse, vigoureuse, et non ce sol de béton tâché de liquides corporels. Le tonnerre des pas des membres de l’équipe résonne comme un hymne glorieux à la beauté du monde. Il aurait respiré le parfum d’une fleur à sa boutonnière s’il n’avait pas porté de casque et s’il y avait eu encore des fleurs à cueillir. Ils pénétrèrent dans l’arène, un sourire de haine resplendissant derrière la vitre protectrice de leur visage. Les dents de céramiques brillaient des flashs innombrables de la foule hurlante.
— GeeBee Air Rally : les sports états-uniens idiots peuvent donner de bons jeux, comme cette course de petits avions puissants se déroulant au dessus des champs de céréales du middle west. Chaque gamelle dans les labours est l’occasion de faire connaissance qui avec la fourche, qui avec la fille du propriétaire.
— Marble Madness : Ch’uis comme une boule de flipper, qui roule, qui roule ! Mais c’est pas ça les paroles ? J’m’en tape, je suis libre, je roule sur le marbre mou d’un carreleur psychotique, je fais la nique aux petits marteaux et à la vilaine boule noire ! Mais tu couines ! Ouais, carrément, je couine quand je tombe de haut, ça me fait du bien.
— International Karate Plus : digne héritier de The Way of The Exploding Fist boosté aux 32 bits des nouvelles machines. Beaucoup d’ingrédients des futurs hits des combats en deux dimensions sont ici regroupés.
— Kick Off : 22 petites choses se disputent le ballon rond à une cadence effrénée. Le "cuir", décidant qu’il avait une vie propre, n’est plus collé aux souliers de ces messieurs qui taclent, dribblent, brossent et plantent le gardien dans une ambiance de feu minimaliste mais tellement jouissive. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de descendants, pas tous aussi en forme.
— Lemmings : métaphore sur les comportements humains ou simple jeu de réflexion pour sadique frustré ? Les petits rongeurs et leurs automatismes idiots vous émouvront, hypnotiseront, énerveront en tentant de franchir les obstacles vers la sortie menant tout droit au prochain niveau. Et quelle bonne idée de pouvoir tous les faire exploser quand l’échec devient patent !
— Lotus Esprit Turbo Challenge : avez-vous déjà joué en écran splitté à 4 sur 2 ordinateurs ? Ben ce n’était pas si facile à notre époque, crévindiou ! Une fois Crystal Palace sur les rails, vas-y que je te queutte-poissonne à l’arrivée dans les stands ou sur les zones en travaux.
— Rainbow Islands : hommage appuyé à la consommation de cannabis où des dinosaures bullophiles se griment en poupons cracheurs d’arc-en-ciel. Enfin un graphisme qui n’oublie pas les daltoniens !
— Super Cars 2 : Alain Phosphate et Ayrton Sendup se retrouvent au volant de microcars vrombissantes et équipées de missiles à tête chercheuse. N’importe quoi mais efficaces, à jouer avec les potes pour un tirage de bourre terrible.
— Turrican : adepte du laser multidirectionnel et prompt à l’éradication de bestioles agressives, l’ancêtre du "Master Chief" sprinte et bondit comme une jeune gazelle au travers d’immenses zones hostiles résonnant de la musique techno allemande des années 80.
— Kult : une exo-histoire fondée sur les mythes extraterrestres d’une religion déjà pervertie par les complots. On atteint ici des sommets de déconnexion vis à vis du réel pour plonger dans un mysticisme halluciné volontairement comique. Ata Ata Holo Huglu !
— Shadow of the Beast : l’apparition de la bête restera dans les mémoires sur les musiques sombres et mélancoliques qui rythmaient sa course souple et déterminée. David Whittaker ? Personnellement, je ne me souviens que de ta soeur. L’ambiance, sinistre, fantastique, des décors peuplés d’une myriade de créatures hostiles, une légende était née.
— Vrooom : toute la poésie de ce jeu résumé dans son titre. Trêve de plaisanterie, voilà l’une des courses auto les plus rapides et les plus vallonnées que cet ordinateur ait connue. Efficacité et précision priment.
— Indianapolis 500 : simulation 3D rigoureuse où le principal intérêt tenait à parcourir l’anneau mythique (pour les non-aficionados du SDA ou de Zara White) en sens inverse, cartonnant un maximum d’adversaires en un feu d’artifice de tôle froissée, de roues déjantées et d’abandons prématurés. La fin de la course devenait alors une promenade de santé, si tant est que le conducteur ne se crashait pas tout seul dans le mur des tribunes. Bizarrement, j’y jouais à la souris.
— Pinball Dreams : musique de malade, tables de psychopathes aux multiples rampes, bonus et stratégies. Une réalisation béton au service du flipper le plus abouti et le plus plaisant de son époque. Un bonheur de convivialité.
— Pinball Wizard : flipper encore, mais axé sur des bruitages hallucinants, hyper-rapide et extrême ! Comment rendre un billard électrique énervant et excitant à la fois ? Les créateurs de cet ovni y sont parvenus. Je perdis un temps fou à remplacer les bruitages d’origine (excellents, donc) par ceux de Teenage Queen. Euh...
— Rick Dangerous : Si Harrison Ford avait eu le physique de Danny de Vito, Indiana Jones aurait ressemblé à Rick, l’aventurier intrépide déjouant les pièges incas et les bases secrètes en crevant à tous les niveaux pas totalement maitrisés.
— Loom : peu de création vidéo-ludique peuvent se targuer de poésie, de mélancolie et de sobriété autant que Loom, le métier à tisser de l’univers. Bobbin n’a rien d’un héros, commet des erreurs et suit son destin funeste pour un sacrifice final qui tirera au plus endurci des hardcore-gamers des larmes de reconnaissance pour avoir sauver notre monde. Rares sont les jeux qui font de leur dirigisme à la fois un argument du scénario et une illustration de la philosophie prônée. Celui-ci en est un. En plus, dit à l’envers, ça fait moule... ce qui n’a rien à voir.
— Stunt Car : le sport automobile a atteint son niveau de dangerosité ultime en faisant parcourir de véritables montagnes russes à des karts survitaminés au châssis bien fragile.
— Dune : les dunes d’Arakis dissimulent bien leur richesse derrière une désagréable aridité, de monstrueux et destructeurs habitants et de ténébreux nomades au regard bleu. Tous les yeux, parfois pédonculés, canons et mandibules de la galaxie sont pourtant tournés vers cette petite planète et son nouvel administrateur, Paul qui, de gestionnaire aristocrate, révèlera une personnalité enfouie en accord avec les prophéties exotiques méprisées par les conquérants âpres au gain. M. Picq à la musique et un jeu banal (ce qui n’est pas le cas ici) devient un chef-d’œuvre.
— Populous : fabulous ! Avant de se prendre pour dieu, certains concepteurs tentaient de faire vivre cette expérience aux joueurs. Après les balbutiements contemplatifs d’un Little Computer People, il est grand temps de passer à l’action, et à plus grande échelle ! Les adorateurs décérébrés de divinités ombrageuses se reproduisent comme des lapins pour mieux se jeter les uns sur les autres au milieu des catastrophes qui n’ont plus rien de naturelles. Oooh, comme c’est dommage, mon raz de marée a éradiqué la moitié de mes fidèles ! Proche d’une simulation, donc.
— Lords of the Rising Sun : et bien oui, encore un Cinemaware. Peut-être pas le meilleur mais l’un des plus fascinants par la complexité des épreuves, mélangeant, comme de coutume chez cet éditeur, wargame, phases d’action et de tactique dans un Japon médiéval en proie aux guerres de clans et aux trahisons. Il serait intéressant de savoir ce que peut penser un Japonais de ce jeu aux sonorités évoquant le théâtre Nô.
— Jimmy Willburne : grand, beau et taciturne, comme pourrait être courageux, inspiré et intimidant son illustre aïeul Guybrush Threepwood, Jimmy recherche son peigne pour être présentable à son premier rencart avec la bombe des banlieues, Jessica. Un choix éminemment subjectif marqué par ma présence au générique, sourdement influencé par Billy, Billy la Banlieue bien sûr mais aussi Double Dragon. Le jeu se vendit au chiffre effarant d’une centaine d’exemplaires.
— Barbarian (Psygnosis) : blond, musclé, bronzé et intrépide : quel plaisir donc que de balancer le héros décérébré contre les murs de pierre du sinistre donjon dont il a décidé de piller les richesses et éradiquer ses ténébreux gardiens.
— F/A-18 Interceptor : toujours adepte des simulations qui permettent de se détourner leurs objectifs, cet avion me permit de rouler à travers les rues de San-Francisco sommairement modélisées à des allures supersoniques.
— Xenon : la vague techno a submergé le monde et les Bitman Brothers en furent les ambassadeurs sur la scène vidéo-ludique. Incapables de se soumettre au diktat capitaliste tout en cherchant à lui mettre des bâtons dans les roues par ses productions définitives, ils créèrent Xenon qui martela le culte de la performance irrévérencieuse à l’image des productions d’Appeal ou de Psygnosis. Finalement, le monde ne sera pas froid.
— Archipelagos : contaminé par l’expansion cancéreuse de végétaux empoisonnés, l’espace vital se réduit de plus en plus. Heureusement, il est possible de ramener l’harmonie en combinant les énergies de la terre.
— Millennium 2.2 : l’expansion des colonies humaines sur des exoplanètes nous attend après que notre bonne vieille Terre aura pris l’apparence d’une scorie fumante. Lent et gratifiant.
— Port of Call : piloter un porte-container géant dans le port de Nairobi ? Une expérience aussi excitante que se cogner le petit orteil sur un caillou du sentier menant au marigot ! Sans doute, mais cet ovni dont le but est de développer une société de transport maritime internationale possède le charme de ses défauts : lenteur, rigueur, comptabilité, ah... aaaah ! Penser à préparer le CD de Powerstone pour juste après.
— Wing Commander : l’Homme a réussi à s’affranchir de la pesanteur terrestre et à explorer cette galaxie pour s’y répandre. C’était sans compter sur les Kilrathis, les félins de l’espace, maitrisant une technologie et un langage proches de ceux des humains. Ces similitudes ne pouvaient que déboucher sur l’activité humaine la plus créative : la baston. Ces sales matous vont savoir de quel laser on se chauffe, même si - il faut bien l’avouer - nous sommes aussi pathétiques que nos ancêtres les singes !
— Cybernoïd II : un "shmup" à l’anglaise dont la musique envoutante peut illustrer toute la mode (Ha ha !) de cette époque merveilleuse de création "samplée" sur 4 pistes.
— La Quête de l’Oiseau du Temps : Infogrames fit son beurre en pillant la culture populaire, en particulier la bande dessinée, dans l’objectif secret de détruire la crédibilité de ceux qui avaient le malheur d’être pourvu du talent dont cette société était dépourvue. Jouez à l’adaptation de Tintin en jeu vidéo et vous ne verrez plus en Hergé que ses soi-disant penchants nazis. N’imaginez rien, lisez la "quête" et découvrez la musique incroyable de ce jeu, peut-être en partie inspirée de Dan Dare, le premier morceau de l’album Below The Waste d’Art of Noise, l’un des albums les plus écoutables (mais pas nécessairement le meilleur) de ce collectif emblématique.
— The Faery Tale Adventure : trois jeunes frères à la destinée héroïque se doivent de parcourir les immenses contrées de leur pays natal. Les rares indices qui leur permettront de réussir à déjouer le Mal les obligeront à révéler leur vraie nature. Et cette aventure va vous tuer la bite, ce qui ne veut rien, vous en conviendrez.
— Batman : The Movie : euuh comment dire... Voici l’adaptation d’un très bon film en un bon jeu. Rien n’est impossible en ce monde, et ce paradoxe nous le prouve. Même la musique, qui n’a rien de Danny Elfman mais sans doute plus de Prince, est excellente. Cependant, je ne comprends pas pourquoi le Joker répond "Crévindiou" à Batman dans la musique d’intro. Tiens, Robocop 3 fait également office d’absurdité, le film est à chier et le jeu excellent. D.I.D., vous nous fîtes rêver !
— Silkworm : le virtuel a cela de merveilleux qu’il n’a aucune obligation de respecter les lois de conservation des masses, ce qui permet à votre hélicoptère de balancer un bon million de missiles faisant deux fois sa taille sans avoir à se réapprovisionner. C’est d’ailleurs bien heureux car vos adversaires ont des moyens illimités pour vous faire cracher vos maxillaires.
— Obliterator : notre barbare de Barbarian a enfilé casque de cosmonaute et pisto-laser thermodésintégrateur pour nettoyer les abjections envahissantes qui rongent câbles et parois hermétiques nécessaires au bon fonctionnement du vaisseau ensemenseur dont il a la garde. Seul face aux extra-terrestres, la bande son le lui fera bien comprendre. Dave, si tu nous entends...

PC : éditeur majeur : Bethesda, Origin, Sierra-on-line, Valve, Ubisoft, Rockstar, Blizzard, Id Software
— Half Life : Gordon Freeman : LE héros silencieux et multi-compétent qui va contrecarrer une invasion extraterrestre et un complot gouvernemental à la force de son pied de biche en parcourant les couloirs désertés d’un complexe scientifique en perdition. Vous ne reviendrez pas indemne de Black Mesa et la combinaison orange vous collera longtemps à la peau.
— Deus Ex : cyberpunk : dystopie, futur glauque où multinationales, religions, pollutions et pandémies complotent à l’asservissement de la race humaine. Pour choisir entre l’esclavage et la lutte ? La drogue, la technologie, ou les deux. Et pour lier le tout : l’argent. Aussi n’est-t-il pas aisé de mettre en doute les mensonges de chacun. Peut-on être heureux d’être frustrer ? A priori, non. Mais comme pour un film de David Lynch dont on peut sortir de la séance en n’ayant rien compris, Deus Ex distille cette agréable souvenir de n’avoir jamais explorer tous les fondements de l’œuvre, comme un GTA, comme un Heavy Rain, comme peut-être un Zelda ou un Elder Scrolls. Frustré et heureux, nos politiques devraient en prendre de la graine. Le meilleur jeu de tous les temps, la formule est éculée mais tellement explicite quand elle ne sert qu’une fois.
— Oblivion - The Elder Scrolls IV : la clairière, nimbée de soleil, sentait le chèvre-feuille et la bruyère. Une biche et son faon demeuraient à la lisière des arbres, aux aguets, ne sachant comment réagir à l’arrivée du guerrier lourdement armé sur leur territoire. Il était épuisé et blessé. Les animaux s’égaillèrent dans l’ombre des fourrés aux cris des gobelins approchant, reniflant le sang suintant des plaies de leur proie. L’homme agonisait et n’allait pouvoir résister à l’assaut des créatures qui pénétrèrent en nombre, effrayants dans le calme et précaire refuge. Cruels, ils s’approchaient en ricanant quand une lueur coula des mains vides de l’homme affaibli. La foudre s’abattit sur le groupe, carbonisant les petits corps contrefaits. Le calme revint aussitôt. Les cadavres disparurent dans les herbes hautes.
— Far Cry : Même pas le temps de changer de chemise que me voilà à la baille, les débris de mon fidèle voilier pleuvant autour de moi. Trimbaler des touristes sur les iles de l’archipel, c’était pourtant mon truc, après avoir bourlingué aux quatre coins du globe rangers aux pieds, PM en pogne. C’était sans compter sur cette touriste méchamment roulée dans son mini-short et son équipement photo bien trop perfectionné pour seulement photographier les fourmis Mambala sur l’île de l’autre abruti mégalo de docteur Krieger. Un mercenaire, d’origine ou génétiquement modifié, reste un mercenaire, à savoir un macaque décérébré auquel j’ai bien l’intention, tout planqué qu’il est dans sa luxuriante jungle prenant les teintes douces du couchant lorsque l’astre royale plonge ses rayons flamboyants dans les flots des lagons aussi limpides que l’opale mordorée la plus pure de lui apprendre à ne pas prendre les outils de travail du plaisancier à la légère. Et ceci à coup de balles à charges creuses et roquettes à fragmentation dans les organes dont mère Nature ou docteur Zinzin l’a pourvus. Assez causé, je vais bien trouver un bout de bois ou un M16 pour flinguer tout ça !
— Giants - Citizen Kabuto : Timmy, Timmy, noooooon ! Messieurs, la mort de Timmy ne peut rester impunie ! Ok, Chef, mais est-on obligé de trimballer cette vieille carcasse de Borjoyzee qui pue de la gueule ? La ferme ! Vous n’êtes pas sans savoir que grâce à lui, nous avons l’alliée la plus précieuse qui soit, en la personne de la magnif... euh de la bandan... enfin de la fille de cette ignoble reine aux pouvoirs surnaturelles ! Bien, patron, mais vous devriez vous retourner, je crois que votre nouvelle fiancée n’a pas terminé sa croissance... Nom de dieu de bordel de m... qu’est-ce que c’est que ça ?
— Outcast : Uru-kaï ! Eh oh ! Que les Yodles soient avec toi ! Passer de l’état de loque de comptoir à messie victorieux, on a beau dire que ça peut vous tomber dessus comme une merde sur une planche, ça fait quand même tout drôle quand on vous annonce que c’est votre tour. Alors bon, le tour du propriétaire, je veux bien, mais à dos de cette espèce de poule préhistorique que je vois là-bas. Attention Uru-louille ! Le noble Twon-Hâ répand sur son cavalier une fragrance qui t’interdira durablement toute relation avec les femelles de ton espèce. Charmant animal, contrée charmante... où puis-je trouver un troquet fréquentable, histoire de me rincer le gosier d’une bonne bière avant de sauver le monde ?
— GTA 3 - Vice City : La cité du vice, dans cet épisode emblématique de la série GTA possède le charme de la côte sud des États-Unis, avec ses communautés, ses gangs, ses trafics en tout genre, bref, la décadence sous un ciel d’azur. Mode de com marketing plutôt finaud d’ailleurs que de présenter, lors des premières rumeurs jamais démenties, l’environnement, paradisiaque et quiet, hors de toute souillure de l’horrible tâche de délinquant qu’irrémédiablement le "héros" devra y mener. A quand un GTA où le chauffeur de bus aura sa propre histoire ? J’attends des propositions de Sfax.
— Trackmania : Retrouver votre enfance sur circuit TCR, mais cette fois au volant des bolides immaculés et indestructibles. Faites-le avec vos potes ou des inconnus, le charme de la communauté réseau et ses affres vous donneront la coupable nostalgie d’une cours de récréation bitumée.
— Day of the Tentacle : compliqué d’écrire un souvenir rigolo de ce jeu car l’expérience est une succession de situations idiotes parfaitement liées entre elles demandant de se creuser les méninges sans être trop frustrantes. N’oublions pas que si vous n’essayez pas ce jeu, les tentacules domineront le monde.
— Doom : il y eu Wolfenstein 3D, il y aura Quake. Entre les deux, il y a Doom. L’enfer s’ouvre pour vomir sur la base de colons terriens de Mars une horde de créatures cauchemardesques, toutes plus perverties les unes que les autres. Les couloirs et arènes s’enchainent sans temps mort car si notre militaire fini par ressembler à un cuirassé, ses adversaires se multiplient et s’aguerrissent pour assouvir leur besoin d’écraser la race humaine.
— Doom 3 : un retour sur Mars, décidément vortex de passage pour les entités diaboliques les plus farfelues. Plus renfermé, moins massivement fréquenté, la terreur fait une entrée remarquée au détour des corridors mal éclairés et tortueux. Les codes du satanisme le plus clinquant sont de retour : profanations, possessions, sacrifices et autres messes noires, tout y passe pour alourdir une atmosphère déjà rendue bien pesante par la présence de gros flingues incapables d’être utilisés en même temps que la lampe de poche, pourtant bien utile à l’exploration des zones les plus obscures.
— Max Payne : Max n’a rien d’un héros, Max n’est pas costaud. C’est un flic, un peu magouilleur, un peu râleur et garé des vélos. Mais il ne fallait pas lui tuer sa femme et son enfant car Max, dans son désespoir, s’est trouvé un but : exterminer la vermine des bas fonds putrides aux administrations climatisées de la ville, en remontant toute la chaîne alimentaire des marché parallèles liés aux trafics louches. Drogué, ravagé mais tenace, il viendra à bout de ses démons, de la neige qui engourdie les petits bourgeois, étouffe le fracas des armes et éponge les gouttes de sang de ses victimes. Les anges déchus sont de retour, mais ils n’auraient pas dû.
— Psychonautes : enlève les doigts de ton nez, ne tire pas les couettes des filles, ne fait pas exploser les écureuils. L’école des psychonautes n’est pas banale. On y apprend à maitriser les noirs dessins des psychotiques violents pour tourbillonner avec ivresse dans l’esprit de ceux qui font de leur folie un atout. Évidemment, il ne faut pas trop chercher le réalisme et les théories freudiennes, quoique.
— Prince of Persia - The Sand of Time : après de multiples suites et adaptations vaines, voici notre Prince resurgit des dunes. Crainte de voir cette seconde incursion dans la troisième dimension se solder par des aigreurs d’estomac. Mais le charme de l’orient, les palais immenses et obscures, la nuit chaude pleine de dangers et de promesses, le souffle brulant du désert vous feront vivre les instants de félicité que vous pensiez enfouis à jamais dans les mirages de l’enfance.
— Dead Space : Si parfait que je n’ai pas voulu jouer à sa suite numérotée. Dead Space n’invente rien mais pioche allègrement dans les arts "mineurs" pour nous servir un cocktail hyper corsé mais enivrant de ce que sait faire de mieux le jeu vidéo. Un peu comme notre Dan Simmons national (j’ai le droit de le considérer comme français, je vous emmerde). Il est entendu qu’il faut avoir une tendresse particulière pour les crevettes de 2,50 m et aimer se faire étouffer avec un sac poubelle usagé.
— Portal : la vie de rat de laboratoire ? Vous en rêviez. Mais n’oublions pas que derrière les parois du labyrinthe de plastique souffle le vent qui fait s’égrainer les fleurs et disperse leur semence vers des terres plus fertiles. C’est de la poésie cybernétique, vous ne pouvez pas comprendre.
— Splinter Cell : moi aussi, ça m’fait chier la tournure qu’ont pris les suites des aventures du terroriste le plus furtif et le plus patriote. "Car l’immeuble avec toi s’est endormi (..) tu t’es couchée à 9 heures, dans ton p’tit cœur, c’est le bonheur...". Mais dans la cave rampe en clignant de ses trois yeux verts une étrange créature. Sortira-t-elle de l’ombre par derrière, tombera-t-elle du plafond ? Fais attention, les ordres sont les ordres sauf contrordre. Je le sais, cette critique est illisible, mais la série des Sam Fisher l’est tout autant.
— Dark Project : Deadly Shadows (Thief 3) : et les voleurs anciens s’écorchèrent le visage quand ils découvrirent que leur rejeton portait encore des couches à 25 ans. Peut-être bave-t-il un peu lorsque sa flèche atteins sa cible, mais le pavé des rues encaissées mène à des histoires qui en ébranleront plus d’un. Encore merci au site Nofrag pour avoir informé de ne pas utiliser les flèches létales.
— American Mc Gee’s Alice : avant de se mettre à la poursuite du lapin en retard, Alice a pris un acide et un grand couteau. Il faut dire que l’envers du miroir est moins onirique que cauchemardesque et si les rêves de la demoiselle sont à l’image des boyaux et gouffres insondables qu’elle doit franchir, c’est qu’elle a du être bercée trop prêt du mur ou naitre dans un cul de basse fosse au milieu des rats, des camés et des déchets toxiques. Dans une riche famille anglaise ? C’est pareil !
— The Witcher : Geralt n’est pas ce qu’on pourrait appelé un jeune premier dont il vous faudra faire l’apprentissage aux fils de quêtes de plus en plus complexes. Non, amnésique (procédé facile mais tellement impliquant), albinos et sorcier, le héros est balafré, violent et froid. Il vous laissera prendre les décisions modifiant radicalement les virages d’une histoire émaillée de complots, de monstres aux apparences trompeuses et de femmes vénales, torrides ou les deux.
— Ecstatica : curieux mélange graphique entre une représentation naïve toute en rondeur et la violence nauséabonde d’une contrée contaminée par les esprits du mal et les cultes païens.
— Bully (Canis Canem Edit) : lorsque les canailles de Grand Theft Auto entrent dans le Cercle des Poètes Disparus. Vol de petites culottes, course de BMX et graffiti sauvage dans le repère des joueurs de football américain. Possibilité de disséquer une grenouille et ça, ça ne se refuse pas !
— Soldier of Fortune : Jean Moulin n’a pas toujours été l’énigmatique résistant à notre France antisémite et suceuse de bottes de cuir noir. Sous l’évident pseudonyme de John Mullins (mais nous l’avions tous reconnu malgré sa moustache et son bob Ricard), il démembrait allègrement du bougnoule et du russkov à grands coups de fusils à canon scié dans divers endroits de la planète pour un salaire modique. Faut bien se relâcher de temps en temps, même si l’exercice fait suer des aisselles.
— Fable : une fois les promesses de l’autre ("Un journaliste est un chômeur ou une pute", Alain Soral, juif errant sur Asquilmant Béta) messie du jeu vidéo oubliées, une héroïc-fantasy à l’anglaise merveilleuse accueille l’avatar encore gamin. L’humour, anglais donc, n’est pour une fois pas ma tasse de thé (désolé) mais fini par se fondre dans l’ampleur de la narration et l’amoureuse profondeur du monde insufflée par ses créateurs. La musique, comme toujours chez les Anglois, est fabuleuse.
— Vietcong : la moiteur de la jungle, vue des deux côtés du 17ème parallèle. Tour à tour dans la peau d’une bleusaille capitaliste et d’un paysan embrigadé dans la guérilla communiste, les chemins de Saïgon sont pavés des échecs sanglants d’une guerre sale où la désillusion sera l’unique leçon partagée par vaincus traumatisés et vainqueurs amers.
— Homeworld : ils furent poussés à l’hégire galactique par la destruction de leur foyer, comme si l’histoire humaine n’était faite que de fuite devant cette mort, pourtant inéluctable. L’immensité interplanétaire s’ouvrait devant eux, ils avaient tout à découvrir, poursuivis par leurs agresseurs, guidés par des civilisations secrètes et fragiles, collectant les ressources des astéroïdes pour fabriquer les moyens de leur subsistance. La voix rassurante de leur pygmalion leur murmurant la marche à suivre, leur courage face aux mystères de l’inconnu, leur rage à se défendre face à la haine de créatures sans âme. L’univers est vide, calme et envoutant sauf quand la vie s’en mêle.
— Clive Barker’s Undying : pénétrez dans l’enfer du manoir de la famille la plus maléfique que votre âme innocente n’ait jamais rencontrée ! De révélations morbides aux pouvoirs surnaturels acquis par la découverte des mystères de l’occultisme, vous n’aurez de cesse de sauver votre peau en affrontant vos ennemis avec leurs propres armes. Mais si la violence des récits de Clive Barker semble ici édulcorée, le suspense et l’angoisse y gagnent des sommets rarement atteints.
— Assassin’s Creed : réelle volonté politique ou simple question de culture, mais Ubisoft est l’une des rares majors à mettre en scène dans ses jeux des contextes exotiques hors cadre, démarche que l’on retrouve chez les éditeurs plus confidentiels de l’est de l’Europe. Égorgeons donc du templier dans la peau d’un musulman assassin piloté par un protestant de la city tout en parcourant les lieux emblématiques de Terre Sainte. Clientélisme de merde ou ouverture des chakra, prenons ce qui nous sied.
— Riddick - Escape from Butcher’s Bay : voila l’exception qui confirme la règle : une licence, modeste de mon point de vue, il y a des amateurs, adaptée avec brio ! Ça s’arrose au jus de chaussettes de taulard, et pas du plus tendre. Muscles et parlé vrai ne sont pas là pour faire jolis dans le décors, mais plutôt au service d’une chouette aventure virtuelle.
— Skyrim - The Elder Scrolls V : l’hérétique a sa place dans cette aventure même si sa nature de paria, la mauvaise personne au mauvais endroit, le cantonnera dans un rôle subalterne de messie de seconde zone, accomplissant le sale boulot sans en tirer la gloire. La modestie, s’il n’est pas possible de "l’upgrader" devra être la vertu dominante de l’elfe des bois dirigé au joypad. Dovakhin ! Oula, oula, moins fort, tu vas me réveiller toute l’ambassade ! Ma critique n’est sans doute pas très claire, je m’en excuse. Ce jeu est une merveille, même sur PS1 (c’est bon, j’déconne) mais j’aimerais tant de choses de la part des développeurs... Adieu ! J’y retourne.
— No One Lives Forever 2 : Cate Archer doit ici faire la démonstration qu’une équipe de criminels naïfs poussant la subversion à un niveau artistique ne peut décemment faire main basse sur la beauté du monde sans finir humiliée par l’espionne aux cuisses fuselées. Pour leur défense, il faut dire qu’elle a en sa possession tout un vanity de gadgets électroniques.
— Operation Flashpoint : si votre dentition est en mal de plombages, ne plongez pas dans le conflit obscure de cette île sans doute stratégique où forces impérialistes et villageois rebelles s’affrontent en guerilla. En effet, la moindre tentative de connivence entre votre tête et un projectile adverse vous obligera à une longue sieste dans la toundra. Vous serez tenté de prodiguer cette forme de méditation sur vos propres amis, ceux-ci cavalant à 300 mètres sans véritable signe distinctif des dentistes agressifs affublés d’un treillis.

Playstation : studios majeurs : Sony, Square, Namco
— Tekken : il n’est jamais facile, lorsqu’on a passé une partie de la nuit à gouter moultes cocktails, repousser les avances de nombre de jeunes filles trop tendres pour être honnêtes et parlementer avec les forces de l’ordre de la moitié de la ville de finir sur une prise de catch portée par un lutteur à tête de tigre. Kazuya Mishima wins, de temps à autre !
— Soulblade : les adversaires entrèrent dans l’arène dominée en son centre par le porteur de l’arme ultime, et cette arme devait bien peser ses soixante-quinze kilos. Elle était enchantée, c’est Elric (Toutouyoutou !) qui me l’a dit.
— Final Fantasy 7 : soyons sincère. Quand on adore un jeu, on va sur les forums et on lit les avis négatifs pour répondre qu’on est moins crétin que certains. Puis on réfléchi deux (deux est un exemple, cette variable pouvant prendre une valeur entre 0 et mort du lecteur) secondes, on s’aperçoit que c’est une démarche encore plus crétine et inutile que de commenter un jeu qu’on n’a pas aimé et on finit par être globalement d’accord avec les arguments du contradicteur sauf que nous, on a bien aimé. Rien de plus à dire sur la religion FF 7.
— Gran Turismo : pour beaucoup, visualiser le premier "replay" de sa course est ce qu’on peut appeler une "baffe" vidéo-ludique. Circuits, véhicules et épreuves tous différents rendent l’expérience unique d’un roman-fleuve du bitume. La collectionnite gagne le plus récalcitrant, ces belles mécaniques servant de carottes vrombissantes.
— Wipe Out : un toboggan de sensation sur musique électronique. Exigeant et hypnotique, le sport mécanique du futur propose une glissade perpétuelle et d’une froide violence entre les tours d’aciers se perdant dans les brumes putrides d’une civilisation qui recherche l’excitation du risque. L’atmosphère unique et homogène de cette œuvre sera reprise avec réussite dans ses suites.
— Tomb Raider : Lara n’était qu’une inconnue parmi les hommes forts du jeux vidéo lorsqu’elle se mis à explorer les ruines des civilisations oubliées. Solitaire et compétente, la belle mais fragile aventurière privilégiait sa souplesse et ses "petites cellules grises" pour déjouer les pièges en ne faisant que très rarement causer la poudre. Des plans de caméras judicieux et une ambiance sonore précieuse immergeait le joueur dans le mystère des caves sombres et des grottes titanesques, loin des épisodes suivants, block-busters siliconés racontant les cabrioles d’une nymphomane dominatrice.
— Driver : un hymne aux poursuites violentes de berlines américaines à travers des avenues étatsuniennes rectilignes, grises et mitées par la pègre.
— Destruction Derby : encore l’une de ces dérives américaines qui consiste à casser des trucs pour le plaisir. Les Amérindiens, les Irakiens, les règles du commerce international... Gros avantage, ça peut produire de bons défouloirs comme c’est le cas ce soir, dans le cadre de notre émission de compression de berline familiale sur-vitaminée avec pilote au volant. Il n’est pas certain que l’industrie automobile en sorte grandie mais il n’empêche qu’une touchette au niveau de l’essieu arrière peut donner des résultats éloquents.
— V-Rally : Les Français d’Eden Studio s’essaient à la course de bagnoles encore auréolée de la légende des 205 T16 cartonnant les Audi Quattro.

Nintendo DS : studios majeurs : Nintendo, Square-Enix
— The Legend of Zelda - Phantom Hourglass : les dessins animés produits en série par les studios Disney ont fait croire que leurs piètres qualités n’étaient dues qu’à des souvenirs enjolivés par le temps de ceux de l’époque où il n’en sortait qu’un tout les deux ans. Un jeu comme ce Zelda nous prouve qu’il est encore possible de réunir les goûts des enfants et des adultes sur tous les niveaux de lecture sans pour autant fabriquer de la merde. Ca n’empêche pas le Japon de produire de la merde en un flot continu, merci pour lui.

Xbox : studios majeurs : Microsoft
— Mashed : digne héritier de Skidmarks et de Super Cars où le principe de base reste de se tirer la bourre entre copains en guidant des petites caisses ultra rapides aux milieux des obstacles, tout en en balançant des consignes de l’ONU ou autre chose à travers la gueule.

Xbox 360 : studios majeurs : Microsoft
— Mass Effect : testé 10 minutes chez un pote, je me suis dit que là, on y était ! Quelle mandale, cette réalisation ! Bon, en fait, on n’y était pas...
— Child of Eden : ce jeu fait appel à votre tolérance pour la pop électro et une géométrie hallucinatoire clignotante que ne renierait pas les meilleurs plug-ins de visualisation du célèbre Winamp. Mais ce qui, pour le spectateur, fait office de trip psychédélique se transforme en une plongée presque physique et réactive aux mouvements du corps pour le joueur accueillant enfin la caméra de détection corporelle de Microsoft comme une réelle expérience d’immersion dans un monde virtuel chamarré et virevoltant. Si Extase avait eu un fiston...

Playstation 3 : studios majeurs : Sony, Rockstar, Naughty Dog
— Heavy Rain : fusion, un terme pour qualifier rapidement l’œuvre incriminée. N-ième tentative pour nous faire gober la plaibe que mélanger les genres, c’est ce qu’on fait de mieux pour la sauvegarde de la race humaine, le rôle de pionnier reste ingrat. Il n’empêche que la fusion des talents, elle, n’a pas de ride à prendre, entre musique immersive, scénario banal mais bien monté (merci pour lui) et scénographie inspirée. A lui aussi, on lui a flingué son fils, miséricorde !
— Flower : exemple ultime pour clore le bec du plus extrémiste des détracteurs des jeux vidéo. Mais merde ! Tu vois bien que j’essaie d’apporter harmonie et quiétude dans cette douce prairie caressée par une brise venue du levant chargée de la piquante salinité d’un océan lointain, bordel de zob !
— God of War III : prenons ce qu’il y a de plus énervant : se faire butter femme z’é enfant par plus puissant que soi. D’où la reproduction de ce schéma américain (ils adorent ça) dans le milieu de la Théogonie d’Hésiode. Une fois la pilule dans le gésier ou la bajoue, suivant qu’on se trouve hamster ou pigeon, l’assassinat systématique de toute la mythologie occidentale prend les airs d’une funeste ballade punk dont la vacuité saura émouvoir le plus désabusé des phallocrates.
— From Dust : Si l’auteur pouvait ne pas attendre aussi longtemps pour nous nourrir de sa prochaine œuvre, ce serait sympa ! Une chose est cependant sûr, il vieillit bien M. Chahi. Après, faire des pâtés de sable sur la plage, si ce n’est pas votre truc, circulez.
— Rocksmith : après 33 ans de pratique vidéo-ludique, il était peut-être temps qu’un jeu m’apprenne quelque chose, non ? Ben voilà, c’est fait. Enfin, disons que c’est en cours. Rien ne remplacera un professeur de guitare et une pratique assidue de l’instrument mais Rocksmith a le bon goût de motiver les troupes et, malgré quelques agaçants temps de chargement et imprécisions, obligera le guitariste en herbe à rester vigilant et à remettre constamment l’ouvrage sur la table d’harmonie. Passer l’étape du premier concert, c’est être conquis. La note est salée, car il faudra posséder une vraie guitare électrique, mais jouer de la guitare sans guitare, ce n’est pas vraiment jouer de la guitare. Si ?
— Journey : voilà un jeu qui aurait reçu la note de (PI x r²) / 3 s’il avait été testé dans les pages de l’Eclectique Super Valable et pour une raison simple, ce n’est pas un jeu, car cette œuvre, à l’inverse des autres se base sur un concept simple : la confiance. Si cette fabuleuse expérience devait avoir un ancêtre dans le domaine, je citerais simplement Loom. On fait son malin en prenant des airs de joueur blasé mais la cuirasse se fendille lorsque des créatifs nous balancent dans les gencives leur manière de voir les choses. Et quand ça fait mouche, ça fait du bieeeeen... Une chose étrange, depuis que je l’ai terminé une première fois, je n’ai plus touché un autre jeu. Est-ce que j’attendais ceci pour en finir définitivement avec le virtuel ? En tous les cas, il est bon de savoir que l’on n’est pas tout seul.
— Iko : très vite, alors que les salles immenses ne révèlent qu’une froideur ancienne, le petit garçon cornu se voit associé à une grande fille pure et fragile. L’une de mes frayeurs les plus intenses, lorsque l’une de ces créatures vaporeuses et débiles (au sens propre du terme) surgit de derrière mon point de vue pour fondre vers le couple fragile. Utilisant mon téléviseur de bourgeois en mode 3D et dans une obscurité totale, j’eus la sensation unique que l’aile membraneuse me frôlait. Physiquement ! Je me renseigne pour une alimentation en intraveineuse et la pose d’un drain avant l’arrivée de l’Occulus Rift et du Sony Morpheus. On peut mettre un apéro dans le sac qui pendouille, là ?
— Shadow of the Colossus : leur seul pêché semble d’être les gardiens du secret dont la révélation est la quête d’un damné déterminé par la douleur de la perte de l’être cher. Ce garçon frêle déjà détenteur d’un responsabilité immense pour son jeune âge, fait preuve d’un acharnement terrifiant pour arriver à ses fins, quitte à terrasser les colosses millénaires qui hantent la vallée secrète.
— The Last of Us : la dernière tuerie de la Playstation 3 ? Non pas, car Naughty Dog est aux commandes et ne peut s’empêcher de faire de l’Hollywoodien dans l’intime ambiance des jeux de survis. Aussi le développeur passe-t-il son temps à plier le plaisir de jeu aux contraintes de la narration. Un exemple ? Lorsque Joël se veut furtif afin de parrer à toute éventualité, Ellie reste campée dans une décontraction totale qui vous annonce sans coup férir que la zone est pacifiée. Allez, un autre sur la furtivité : lorsque vous tentez d’être furtif tout en étant accompagné, il est normal que votre compagnon face des efforts. Hein ? Cependant, avec une mine de conspiratrice, Ellie ira butter allègrement contre les ennemis sans que ceux-ce ne s’offusquent. J’ai rien vu ! Non, non, n’insistez pas, j’ai rien vu. Au moins dans Skyrim, votre équipe faisait un effort bien plus louable, et si jamais se faisait repérer, paf, la sanction ! En contrepartie, le rythme de la narration et les détails des choix moraux sont tellement maitrisés que le chef-d’oeuvre est bien proche ! Un rien et c’était la statuette en acier trempé.
— GTA V : les vidéos l’annonçaient mais on n’osait le croire. Comme pour GTA IV d’ailleurs. Animation incroyable, richesse des environnements, distance de vue digne d’un simulateur de vol ou d’ARMA III. Et bien, comme d’habitude, ils n’avaient pas mentis. Oui, GTA oblige, c’est un peu toujours la même chose, notre répertoire téléphonique est rempli de Steve, Nick, Jones, Sandy et Marcia que l’on ne peut jamais contacter. L’histoire est décousue au possible et la mémoire du décors est celle d’un poisson rouge même après que vous ayez fait sauter une station service. Les 3 bonhommes qu’on dirige sont bien sentis mais n’apportent pas grand chose et peut-être même nuisent encore à l’immersion du joueur, incapable d’être l’âme de ces avatars manipulés par leurs prochains ou leurs psychoses que l’on n’a pas choisis. Le fade Connor d’Assassin’s Creed III, lui était perméable à l’identification. Mais quel bonheur de virevolter dans les canyons en bimoteur, de naviguer sur mer calme avec des creux de 2 mètres sur un voilier (on ne peut naviguer à la voile, dommage) ou de se mettre de la boue jusqu’aux chevilles dans les marais bordant les barrages de haute montagne. Car les instants de calme sont rares dans cette Amérique décrite avec la violence du désespoir. Oui, sachez-le, comme pour le Show-girl de Verhoeven, à Los Santos, il n’y a que des salauds.
— Brothers : A tale of two sons : durée de vie ridicule, manipulation originale mais guère satisfaisante, lorsque l’humanité se penche sur le jeu vidéo, on excuse tout. Oui la guerre, la science, la performance, la ténacité et la ruse, c’est chouette. Mais de temps en temps, Papo & Yo, Journey, Limbo et, quel bonheur, de plus en plus de petites et grosses perles juteuses viennent nourrir nos âmes égarées. Brothers va vous planter dans le cœur sa morale simpliste mais le jet de compassion qui en jaillira pourrait inonder le monde, vous le savez. Lu sur un forum : "C’est trop lol quand le petit PD se fait bouffer le cul par grosse tarentule". Euh, mauvais exemple. Sachez que la musique passe son temps à délicatement frôler Ederlezi (Le Temps des Gitans) et Eduard Artemyev (Urga). Ok, y’a un peu de la Liste Schindler aussi. Les paysages sont fournis par l’office du tourisme de Corse du nord, zone centrale. Ça devrait vous donner une idée.

Playstation 4 : studios majeurs : Ubisoft, Naughty Dogs, From Software
— The Witcher 3 : suite
— SOMA : suite
— Life is strange : suite

Les déceptions :

Atari 2600 :
— Pacman : comment critiquer un tel monument du jeu vidéo ? Facile, la répétitivité du gameplay, la sensation d’enfermement et l’unique objectif de faire du score rendait l’expérience lassante, même entouré de copains cherchant à faire mieux que vous.
— Space Invaders : on le sait maintenant, l’invasion extraterrestre ne se passera pas du tout comme le prédit ce jeu. Je veux le dire aujourd’hui, même si je dois me faire des inimitiés et être accusé de révisionnisme futuriste, je crois que cela ne me gène pas car déjà, à l’époque, je menais ce combat. Nan mais quand même : piou, piou, piou, faut pas déconner.

Amstrad :
— Les Passagers du Vents : oooh les superbes graphismes ! A rapprocher de la Quête de l’Oiseau du Temps pour son enthousiasme à vendre de la brise marine pour le prix d’une paire de disquettes 3". Les prémisses de ce qu’allait devenir l’industrie vidéo-ludique française des jeux utilisant des fichiers Quicktime. L’Amerzone, Commander Blood ou Atlantis, ça fait mal, hein ?
— Manhattan 95 : expérience totalement personnelle d’un idiot manipulateur cherchant amitié par une conviction inébranlable dans la qualité d’un jeu qui se révéla incompréhensible. Ce garçon serait peut-être encore un ami si ce jeu n’était finalement jamais sorti en magasin. Encore un amateur de Snake Plissken...
— Fer et Flamme : attente interminable d’un jeu de rôle que l’on espérait capable de nous faire oublier Mandragore. Raté ! (La pub dans TILT était une illustration réalisée au feutre sans crayonné préalable, j’en jurerais).
— Cauldron I & II : voila, ça devait arriver : critique dithyrambique fusant de toute la ludosphère et on se retrouve à faire bondir une citrouille sur un candélabre de 3 pixels de large. Sans compter que piloter un balais, c’est aussi compliqué que dans Harry Potter, du moins dans le cadre d’une mission mettant en jeu l’avenir de l’humanité et l’entertainment. Permet de relativiser tranquillement sur la position du curseur entre jouabilité et réalisation.
— Asphalt : l’exosquelette, une panacée pour certains, une réalité pour d’autres, ceux qui ont déjà compris que leur bagnole fait parti d’eux même. Toute une époque, le blog ayant remplacé la chignole, suivez mon regard... Je ne peux imaginer sereinement que Quarantine s’inspire de ce jeu, mais plutôt que ce jeu s’inspire de Mad Max. En tentant inutilement de l’avoir comme parangon. Et puis cet acharnement des ennemis, ça tient du sacré, ou du bestial, ce qui est la même chose.
— Space Harrier : mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Licence d’arcade adaptée = caca ! Bon, il ne fallait pas rêver non plus, hein. L’Amstrad autorisant l’affichage de sprites proches de ceux du Minitel, ça semblait mal barré pour les monstres délirants de la version originale, les dragons tentaculaires et la vitesse supersonique du blondinet au gros flingue. M’enfin, quand même, traduire décors et adversaires en vectoriel transparent, ça donne comme l’impression d’avoir une pizza qui n’aurait que la croûte. Croûte ? Ah oui, tiens, ça correspond...
— Bob Morane : concernant ce titre, on ne parlera pas de déception mais des prémices de ce que j’appellerais le terrorisme commercial dans le monde idyllique des jeux vidéo. Il y eut sans doute auparavant quelques actions ponctuelles (adaptation d’E.T. ?) mais cette opération, menée d’une main virile par Infogrames, société française ayant vendu son âme au diable pour devenir le parasite que l’on connait et revenir vierge et pure sous le pseudonyme d’Atari, fut un festival de malversations comprenant l’utilisation frauduleuse d’une licence littéraire familiale et prestigieuse, la saturation du marché par la sortie simultanée de 3 jeux différents esthétiquement mais d’une qualité équivalente - nulle, donc -, la mise en place d’une campagne publicitaire agressive et vulgaire dans la presse vidéo-ludique de l’époque et, cerise sur le gâteau, l’indiscutable corruption des testeurs les plus respectés de la référence journalistique de l’époque, à savoir TILT. Mon opinion est que ce merveilleux journal ne s’en remis jamais et que ce "Bruno Bonnel presents" pu se payer sa première Ferrari. Qu’on est loin de Mandragore, Outcast ou Heart of Darkness !
— Prohibition : l’Amérique, c’est trop de la balle ! Les mafieux sont cools ! Le marché français c’est étriqué. Alors Infogrames frappe là où ça fait mal et nous balance, après l’incontournable campagne de pub trompeuse (mais que faisait UFC - Que choisir à cette époque ?), une méga-production inutile.. Comment ça, comme tous les jeux ?
— Fort Apocalypse : IL N’EST PAS SORTI SUR AMSTRAD !

Amiga :
— Forgotten Worlds : les jeux d’arcade ne sont pas faits pour être adaptés sur des machines moins puissantes (même si ça fout les glandes de l’avouer) que les bornes des salles par des tacherons motivés par des gains rapides et injustifiés. Les licences, c’est le mal, même quand on reste dans le même domaine. Si bien que les images hallucinantes que cette apocalypse procure, de créatures toutes plus monstrueuses et puissantes les unes que les autres, se transforme en une expérience douloureuse et monochrome couinant dans un timbre-poste étriqué.
— Bio Challenge : déjà les vaporwares, qui à l’époque portaient plutôt le nom d’arlésienne, faisaient bisquer les joueurs devant des images idylliques pour un résultat moins excitant que prévue. Je soupçonne Delphine Software d’avoir un peu compris ce mode de communication marketing pour nous vendre quelques productions plus marquantes avant qu’après leur sortie en magasin. Bio Challenge et ses robots transformistes mouilla les slips bien longtemps avant les pétards, mais ce n’était reculer que pour mieux s’écraser. La première phrase aurait suffit pour l’idée mais je m’étais donné comme objectif de dissimuler un message à destination de la race extra-terrestre Tcheugneupam’s (prise de contact dans un futur relativement lointain) dans ce petit paragraphe.
— Dragon’s Lair : des graphismes incroyables qui faisait baver sur les revues de l’époque. Un dessin animé interactif ? Mais ce n’est pas possible ? Précisément, ce n’est pas possible. Vais me faire une partie de Démineur, moi.
— Gold Runner : arrivé un peu tard dans la ludothèque de l’Amiga, ce jeu de tire possède le charme de ses défauts. Un scrolling de compétition, des digitalisations vocales bluffantes, une direction artistique gothico-futuriste. Et une durée de vie de 12 minutes. Un monument temporaire, donc.
— Rocketeer : Cinemaware atteint ici ses limites en se laissant submerger par le spectaculaire au dépend du plaisir de jouer. Sans disque dur, une partie se transforme en une évocation des "Temps modernes" par ses constants changements de disquettes.

PC :
— Crysis : prenez la légèreté et la distanciation d’une série B des années 80 que l’on découvrait dans Far Cry (réelle pré-quelle de ce jeu) et transformez là en une superproduction hollywoodienne à la gloire de l’Amérique et de ses soldats, musique pompière et dialogues de mâles inclus. Méchants jaunes, méchants verts et gros guns dans un environnement technique le plus spectaculaire de son époque et vous aurez envie de pleurer sur les écarts d’une industrie où le pognon fait parfois des ravages. Une compilation de ce qu’il faut et ne faut pas faire. Petite consolation, il s’est très mal vendu, ou dit de manière plus simple : l’écume des acheteurs potentiels vint se briser sur les falaises du budget matériel nécessaire à faire tourner correctement ce jeu.
— Half Life 2 : quels hommes eurent l’inspiration d’Half Life premier épisode ? Assurément, ils n’ont guère participé à cette suite boursouflée et acclamée par les critiques et les joueurs. En faisant abstraction de l’oximore "viol consentant" de la plateforme Steam cependant qu’on se fait savater la gueule par les épisodes tous dispensables, il était difficile de passer à côté de l’événement pour un joueur qui avait adoré la pré-quelle tournant sur un PC de grand-mère ainsi que ses spin-off beaucoup plus modestes. C’était sans doute trop demander qu’une suite à ce chef-d’œuvre l’égale... Et bien c’est dommage quand même !
— Deus Ex - Invisible War : soit Deus Ex 2. Les suites sont généralement moins graves que les adaptations de licence, il arrive même qu’elles parviennent à transcender leurs racines dans une explosion d’harmonie. Je n’ai pas d’exemple, là, mais ça doit exister. Je pourrais donc m’abstenir de préciser que Deus Ex 2 n’est pas sans charme mais aurait tout aussi bien pu ne pas exister.
— Far Cry 2 : encore une suite hypertrophiée et sans vie. Malgré des efforts terribles pour immerger le héros dans une Afrique enfin mise en valeur. Alors, la nivaquine, faut la laisser fondre sous la langue, c’est plus efficace... On attend le 3 en tremblotant, planqué derrière sa souris.
— Mass Effect : splendide space-opéra immersif empruntant aux codes de la S-F spectacle ses meilleurs thèmes et visuels, Mass Effect ne put malheureusement faire mon bonheur pour des raisons, hors défaut inhérent au space-opera et son cortège de clichés, sans doute subjectives mais rédhibitoires : répétition et étroitesse des environnements, contexte futuriste et spatial peu impliquant, races extraterrestres sous exploitées. Le space-opera, par son ambition de nous extirper totalement de notre vie étriquée, n’accepte guère les approximations, si bien qu’icelui explose dans l’humidité. Peut-être en enquillant les trois actes au final alternatif exigé par une meute de fans écumants de rage... Je ne voulais pas étaler ma science, mais quand on s’est coltiné une cinquantaine de Perry Rodhan, on est en droit de faire sa Ginette Garçin. J’me comprends.
— Bioshock : étrange univers sous-marin, décadent et violent, faire des utopies de Jules Verne une réalité, et une dure réalité à vrai dire. L’idée est bonne, la réalisation ambitieuse et homogène, le parti pris courageux. Un torrent d’éloges se déversa sur cette œuvre. Mais ce qui aurait du être une aventure tissée de mystères, de surprises et de ravissement teinté d’angoisse se transforme en un enchainement de couloirs où les ennemis clonés en nombre infini vous traquent sans relâche, vous obligeant à constamment rechercher l’approvisionnement par des mécaniques répétitives et vaines, puisque finalement, le héros est immortel. Triste gâchis, totalement subjectif semble-t-il.
— Aliens VS Predator : blap ! blap ! blap ! fait le détecteur de mouvement accroché au poignet du marine imprudent. Présence détectée ! Dans un tourbillon de griffes et de dents surgissant des ténébreux corridors, le voilà éparpillé sur trois mètres de couloirs métalliques. Plus terrifiant ? Pas trouvé. Malheureusement avec un équilibrage des niveaux terminé à la morve de hamster, cette incroyable tension tombe dans l’exaspérante répétition du procédé. Seuls les plus endurcis se relèveront pour affronter ces satanés insectes mono-maniaques.
— Modern Warfare : cet exemplaire du marronnier Call of Duty nous prive de notre dose de nazis tellement idiots et nombreux qu’ils ne méritent même pas qu’on leur pisse dans le cou après décapitation. Non, les cibles modernes des jeux vidéos les plus célèbres sont les arabes et les russes, si peu humain qu’ils n’ont pas de sang dans les veines (le commercial pourra ainsi répondre à la ménagère apeurée : "N’ayez aucune crainte pour votre gniard Madame, il n’y a pas de sang"). Et pour rendre ces sous-développés plus haïssables, nos héros se parent de discours philosophiques de grande envergure sous des rafales de testostérone et d’actes héroïques à la gloire des USA et des parcours fléchés pour beaufs en treillis. Efficace, oui, complaisant envers la justice expéditive des ricains, sûrement.
— Fable : Peter Molyneux aurait bien aimé être le Jobs ou le Gates (remarquez le pluriel des patronymes) du jeu vidéo mais, contrairement à ses modèles, ses prédictions éclairées sur les innovations de sa prochaine production pouvaient se vérifier rapidement au moment de la commercialisation du machin révolutionnaire. Fable a cristallisé tous les superlatifs au dos de sa pochette mais dans la boite, il n’y avait qu’un disque laser sur lequel était gravé un très bon jeu, un peu dirigiste et facile à utiliser avec un joypad. A la prochaine, Pete !
— Fahrenheit : David Cage, notre Peter Molyneux national (râleur donc, en plus d’être mégalo) faisait ses classes sur une nouvelle approche du jeu vidéo. Ambitieux, scénarisé, adulte. Mais raté, contrairement à Heavy Rain, comme un brouillon de ce dernier.
— Beyond Good and Evil : donner les moyens de ses phantasmes à une star de création vidéo-ludique qui a fait le job pour assoir son employeur au panthéon des majors de l’industrie, c’est assez rare pour être applaudie. Infogrames, si tu nous lis... Une fable au propos politique enfantin qui tentera de faire balance avec des Medal of Honor impérialistes, voilà ce qui me reste coincé entre les dents. Mignon, vaste, équilibré et ambitieux, mais trop orienté et consensuel à la fois ; les japonais sont les maitres pour encore longtemps dans ce domaine. Néanmoins, la suite hypothétique a le droit de cristalliser beaucoup d’espoir.
— Stalker - Shadow of Tchernobyl : une étrange campagne de communication se bâtit autour de ce jeu, je pense à l’insu de ses créateurs, si bien qu’ils voulurent remercier leur fans en voulant trop en faire au regard de leurs capacités, ce qui dénote d’une intelligence faible pour des russes (ce qui les placent quand même au dessus de la moyenne française, étant moi-même fan de Dostoïevski). Le résultat de leurs atermoiements, un pan majeur de l’histoire du jeu vidéo, mais peut mieux faire, comme d’hab...
— Bullet Storm : Ah ah ah ah ! Mdr ! S’il ne faut pas pousser la mamie dans les orties, on a cependant le droit de kicker sauvagement les mutants baveurs sur les pics acérés des cactus hypertrophiés de cette planète exotique. Badass, graveleux, crétin assumé, on ne me fera pas sortir de la tête que les commerciaux de la boite ont imposé la ligne éditoriale de cette bombe autoproclamée un peu creuse et désamorcée. Chhhhhh... Tung ! Même pas mal.
— F.E.A.R : le satanisme : qu’est-ce que ça marche bien cette histoire ! Les petites filles pâlichonnes qui vous regardent bien en face tout en baissant la tête aussi tiens. Allez zou, on mélange les deux. T’as pas du "bullet-time" aussi ? Tiens, tout frais, à peine servi, gratte juste un peu la croute, là. Une bombasse Pirelli à l’armure si prêt du corps qu’on en voit les tétons pointés, ce serait pas mal, non ? Tu rigoles, notre jeu survole déjà tous ses minables ancêtres, faut pas déconner. Pas de bombasse alors ? Mais que t’es con, on la collera dans la suite. Merde, là j’ai une idée ! Ca s’appellera F.E.A.R 2 ! Naaaaan ! Et pour le 3, on mettra le E à l’envers et ça fera F.3.A.R ! C’est génial, gniiiiiii !
— World of Warcraft : quand mon déca prend l’agro d’un mobe, le pête fait du dépéhesse avec sa canne à pêche. Et comme je joue aussi un tissu, on se retrouve sur téhesse pour que tu me vendes les bijoux que tu as loutés.
— Dishonored : comme pour le précédent, je n’y ai pas joué. Il n’est d’ailleurs pas encore sorti... Alors, alors, déjà en dire du mal ? Je n’aime pas le sous-titre : La vengeance est le remède à tous les maux. Le titre justifie peut-être cette phrase (équivalente en anglais, selon moi) remplie de désespoir mais ai-je besoin qu’un jeu me l’annonce pour justifier des saloperies qu’on sera amener à y commettre ? "Vous devrez assassiner des champignons" criaient les campagnes marketing de Super Mario ! Jamais content...
— Dead Space II : Et voilà, l’erreur du débutant. Acheter 15€ en occaz... Même donné, c’est trop cher car les prédictions de nanar répétitif se révèle malheureusement exacte. Là où le premier épisode flirtait avec le chef-d’œuvre, le second est une banale suite qui ne s’inspire que de l’inspiration de son ainé. Je dois avoir parcouru la moitié du jeu et ai l’impression d’être encore dans un didacticiel de Dead Space, premier du nom. Commerciaux, je vous méprise. Tremblez, sombres terriens, Dead Space III arrive (et on vient de me l’offrir, ouille !) !

Playstation :
— Tomb Raider 2 : elle ne portait pas encore ses bonnets D mais déjà, ça remuglait le recyclage. Médias généralistes aux aguets, faisant feu de tout bois sur le second degré de la notoriété de notre belle héroïne (elle pète virtuellement, ha ha !), qui fut pris d’un léger melon que ne renierait pas les féministes orthodoxes. Ce qui me permis, lors d’une soirée, de tâter de la qualité d’un déguisement. La honte que j’en éprouve me rend plus fort, si si !

Nintendo DS :
— Scribbelnauts : retour en arrière sur les promesses de HAL, notre maitre à tous. Umon diront certains (cf. Hypérion). La matrice diront d’autres (cf. le catalogue printemps-été 2012 de la Redoute). Ici, l’ordinateur se plie à nos quatre volontés et transforme le syntagme nominal (!) en sa représentation physique (virtuelle, rassurez-vous). Le résultat n’est pas au point, transformant le quotidien banal du héros en un foutoir rigolo dont la fantaisie fera kiffer uniquement les plus jeunes, et encore. Par contre, ça me permet de pratiquer les langues étrangères, du moins dans leur forme superficielle, parce que pour l’autre...

Playstation 3 :
—  Portal 2 : amateur de suite, vous êtes condamné à une amende de 20 crédits pour atteinte à la législation sur la moralité du langage. Cette loi s’applique sans restriction aux joueurs inconditionnels de Portal qui se seraient commis dans l’expérience de sa suite et ceci pour un motif simple : vous ne pouviez objectivement ignorer qu’une suite à cette œuvre unique et anachronique se solda par d’inévitables compromissions frustrantes. Votre défense n’est pas recevable et votre condamnation, en dehors de la somme sus-indiquée qui vous endettera pour 31,02 ans, consistera à vous confronter aux paradis artificiels de Zeno Clash.
—  Red Dead Redemption : je ne suis pas sûr qu’incarner un zouave perdu dans la campagne d’Europe centrale du XIXème siècle ait convenu au public américain. Je me retrouve dans cette même situation involontaire, en tant qu’européen français qui me fera passer à côté de ce jeu ainsi que d’Assassin’s Creed 3. Et Dieu sait que taper virtuellement sur les anglais, les allemands ou les dauphins m’indiffère, du moment qu’on ne cherche pas à m’expliquer que c’est vachement cool. De plus, un GTA dans le Farwest désertique rend la liberté de mouvement limité à la cavalcade, lente et bidimensionnelle et le procédé narratif de Rockstar, novateur en son temps mais à présent éculé, qui consiste à ne faire évoluer l’histoire que via des cinématiques rigides ou des tunnels semi-scriptés, uniques moments où il est possible de réellement interragire avec les autres protagonistes, lasse.
— Uncharted 2 - Among Thieves : le temps n’a pas encore eu prise directe sur ce jeu qui me le fera oublier pour des raison évidentes et assumées : le qualificatif de "blockbuster" qui suinte par tous ses pores. Je n’ai guère de souvenir de mes "PERFECT", pourtant peu nombreux. Le téméraire Drake est cependant bien attachant.
— Deus Ex : Human Revolution : soit Deus Ex 3. L’illustre aïeul se fait encore insulter par sa progéniture avec ce troisième épisode surestimé. La direction artistique a beau s’être inspirée avec talent des meilleurs, tous les autres aspects transpirent le manque de moyen ou d’autre chose, et la consolisation ne peut tout expliquer. Les trois fins alternatives sont l’apothéose d’une belle arnaque. Thi4f (Thief 4 donc, rien que le nom fait flipper) laisse présager du pire. Pour revenir au jeu évoqué, j’ai failli chialer de nostalgie en découvrant l’appartement du héros, mais ces larmes ravalées se firent bilieuses pour toutes les raisons déjà citées.
— Max Payne 3 : que de promesses, que de critiques dithyrambiques... De la merde. Une histoire vaine, des flash-back sans intérêt (tu fais quoi quand tu meurs dans un flash-back, tu retires le jeu de la console pour être cohérent ?)

20 Messages

  • Les jeux vidéo les plus marquants d’un vieil amateur Le 18 juillet 2012 à 11:57, par Greg

    Punaise je comprend pas tout mais c’est génial comme texte ! Enfin c’est dommage que tu ne parles pas davantage de la xbox 360 (rires dans la salle) ! Enfin je salue ton talent ! On trinque à ça demain !

    Répondre à ce message

    • Les jeux vidéo les plus marquants d’un vieil amateur Le 18 juillet 2012 à 14:42, par le DC

      Je t’avoue que j’ai conscience de l’opacité de certaines références, extrêmement personnelles, voire déformées pour rigoler...Merci du compliment en tout cas, je me suis fait plaisir.

      Répondre à ce message

    • Les jeux vidéo les plus marquants d'un vieil amateur Le 30 octobre 2020 à 15:20, par Alvin

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  • Les jeux vidéo les plus marquants d’un vieil amateur Le 18 juillet 2012 à 12:09, par Greg

    Mais ! Rien sur Little computer people le premier jeu à Ia où le petit bonhomme répondait "hein" quand on le questionnait sur le sens de la vie ! Et zaxxon sur spectrum ? J’ai commencé l’onanisme après !

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  • Les jeux vidéo les plus marquants d’un vieil amateur Le 26 janvier 2016 à 13:02, par Tic

    Ahhhhh.... Merci pour ce retour en enfance pour ma part ^^’ Je n’ai pas eu de ZX ni d’Amiga, j’ai débuté sur la Nes, mais nombre de jeux pc ici cités me sont familiers ;)
    J’aurais pourtant bien vu Little Big Adventure 1 e 2 pour la magie de leur histoire dans les réussites. Et, grâce a ta liste, j’ai complété une partie de ma ludothèque en piochant les jeux que je ne connaissais pas au hasard dans ta liste ;)

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    • Ravi que mon petit journal intime de souvenirs vous plaise et merci pour votre commentaire. Démarrer avec la NES, qui est un univers que j’ai très peu cotoyé du fait de mon affection initiale tournée vers les ordinateurs plutôt que les consoles, a un gros avantage, beaucoups de vieux jeux restent jouables. Attention donc pour le PC, même dans mes bons souvenirs, il y a des jeux pas géniaux qui ont sans doute pris un gros coup de vieux.

      Pour répondre à votre question sur Little Big Adventure 1 & 2, je n’y ai pas assez joué pour qu’ils laissent des traces indélébiles dans mon souvenir, je ne devais pas avoir assez de temps à l’époque. Mais je crois savoir que ces jeux (et Frédérick Raynal, leur créateur) sont des pilliers de l’histoire de notre passion.

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  • Les jeux vidéo les plus marquants d’un vieil amateur Le 25 décembre 2019 à 21:31, par dupont

    Amusant mais ARCHI INCOMPLET ! Par exemple , pour des jeux anciens , PAS UN MOT SUR : Ascendancy Baldur’s Gate Civilzation Command and Conquer
    Combat Flight Simulator Commandos Descent Diablo Duke Nukem Doom Dune Dungeon Keeper F22 Raptor Flight Simulator Gunship Heroes of Might and Magic Hitman Longbow 2 Mechcommander Myst Planescape Torment Quake Raibow 6 Rayman Red Baron 3D Sacrifice Star Lancer Wolfenstein pas un Star Wars et RIEN sur Dungeon Master : alors là , c’est le bouquet !

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    • Amusant, donc.

      Commentaire tout à fait justifié. Que dire ? Pour beaucoup, pas joué, c’est assez simple. Pour Dungeon Keeper, quel enfer de M. Molineux ! Et pour Dungeon Master, désolé, une exclue 520 ST pendant 2 ans n’existe même pas. Pour les autres :
      - Ascendancy : connais pas
      - Baldur’s Gate : ce n’est pas sérieux ? C’est pour les nolife.
      - Civilzation : je regrette
      - Command and Conquer : lequel ?
      - Combat Flight Simulator : équilibre de la terreur sur le matériel ?
      - Commandos : grand ! Je confirme.
      - Descent : là aussi mais compliqué.
      - Diablo : non
      - Duke Nukem : ouais, ok, c’est bon.
      - Doom : certes, mais j’ai tellement à en raconter que je n’aurai pas assez de cette page web...
      - Dune : fait, mais je ne cause pas de la version de Westwood Studios. Je parle de Cryo.
      - Dungeon Keeper : énorme ! Je confirme.
      - F22 Raptor : Pas mon besoin. En dehors de machin Retaliator, je ne suis pas le client.
      - Flight Simulator : pareil.
      - Gunship : euh...
      - Heroes of Might and Magic : c’est pour les geek ; non ?
      - Hitman : grossière parenthèse dans ma vie de joueur.
      - Longbow 2 : connais pas.
      - Mechcommander : je laisse mon Stef répondre. Qu’est-ce qu’il ma gonflé avec ce(s) jeu(x).
      - Myst : non.
      - Planescape Torment : comme Baldur’s.
      - Quake : trop jeune !
      - Raibow 6 : non. Un truc de PC qui reste une plateforme de merde. Voir ci-dessous avec Red Baron, Star Lancer ou toutes ces choses.
      - Rayman : ouais...
      - Red Baron 3D : désolé, Wings me parait plus pertinent.
      - Sacrifice : oui, j’aurais aimé. J’ai adoré Cytizen Kabuto.
      - Star Lancer
      - Wolfenstein : oui. C’est chiant.
      - Dungeon Master : déjà évoqué.

      Et je vous trouve cruel, car vous ne faites pas mension de mes souvenirs plus anciens. Crafton et Xunk et Thanatos, ça vous cause ?

      Jeff

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    • Amusant, donc.

      Commentaire tout à fait justifié. Que dire ? Pour beaucoup, pas joué, c’est assez simple. Pour Dungeon Keeper, quel enfer de M. Molineux ! Et pour Dungeon Master, désolé, une exclue 520 ST pendant 2 ans n’existe même pas. Pour les autres :
      Ascendancy : connais pas
      Baldur’s Gate : ce n’est pas sérieux ? C’est pour les nolife.
      Civilzation : je regrette
      Command and Conquer : lequel ?
      Combat Flight Simulator : équilibre de la terreur sur le matériel ?
      Commandos : grand ! Je confirme.
      Descent : là aussi mais compliqué.
      Diablo : non
      Duke Nukem : ouais, ok, c’est bon.
      Doom : certes, mais j’ai tellement à en raconter que je n’aurai pas assez de cette page web...
      Dune : fait, mais je ne cause pas de la version de Westwood Studios. Je parle de Cryo.
      Dungeon Keeper : énorme ! Je confirme.
      F22 Raptor : Pas mon besoin. En dehors de machin Retaliator, je ne suis pas le client.
      Flight Simulator : pareil.
      Gunship : euh...
      Heroes of Might and Magic : c’est pour les geek ; non ?
      Hitman : grossière parenthèse dans ma vie de joueur.
      Longbow 2 : connais pas.
      Mechcommander : je laisse mon Stef répondre. Qu’est-ce qu’il ma gonflé avec ce(s) jeu(x).
      Myst : non.
      Planescape Torment : comme Baldur’s.
      Quake : trop jeune !
      Raibow 6 : non. Un truc de PC qui reste une plateforme de merde. Voir ci-dessous avec Red Baron, Star Lancer ou toutes ces choses.
      Rayman : ouais...
      Red Baron 3D : désolé, Wings me parait plus pertinent.
      Sacrifice : oui, j’aurais aimé. J’ai adoré Cityzen Kabuto.
      Star Lancer
      Wolfenstein : oui. C’est chiant.
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      Et je vous trouve cruel, car vous ne faites pas mension de mes souvenirs plus anciens. Crafton et Xunk et Thanatos, ça vous cause ?

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  • Les jeux vidéo les plus marquants d'un vieil amateur Le 15 mars à 10:20, par Uwe Jenner

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  • Les jeux vidéo les plus marquants d'un vieil amateur Le 6 septembre à 21:59, par Concepcion Cavanaugh

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