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Heavy Rain, l’exception franco-vidéoludique

mercredi 19 janvier 2011, par Le DC

Y'a des mains baladeuses, non ?Au commencement était le flipper. Peut-être pas après tout mais c’est sans doute de cela qu’est parti le principe d’Heavy Rain et de sa pré-version Fahrenheit, n’en déplaise au charismatique et exaspérant David Cage, concepteur de ces deux jeux et patron de Quantic Dream, la seule boîte française produisant des jeux AAA, osant remettre en question des vieilles (déjà) recettes éculées par des myriades d’avatars sautant des obstacles en balançant des fleurs/roquettes/boulettes dans la face d’autres obstacles plus ou moins crédibles faisant office d’adversaires. Qui dit nouveaux concepts dit risques de se planter, c’est un peu ce qui s’est produit avec Fahrenheit. M. Cage a revu la copie, les moyens et les références. Il s’est débarrassé de ses obsessions de complots sataniques et a décortiqué l’adaptation ciné du Silence des agneaux pour nous pondre un spectacle interactif ambitieux, adulte et poignant (4 sur 5 sur l’échelle du Tombeau des lucioles). La perfection n’est pas de ce monde et certains aspects techniques font dire des grossièretés devant son écran. De plus, à l’image du flipper, cité plus haut, la trajectoire narrative n’est que très peu maitrisée par le joueur qui dégringole les chapitres en poussant tant bien que mal de droite et de gauche la manette de la PS3. Les conséquences sont donc parfois surprenantes et qui aime se laisser manipuler par un scénariste prompt à exploiter la discrétion de chat des méchants (Je vous y prends !) pourra vivre l’un des rares moments d’émotions que seuls les japonais et leur RPG pleins de héros énigmatiques savent distiller aux joueurs. Les PGM, eux, se boufferont un bras en espérant placer le Playstation Move dans les interstices du corps satisfait de Mister Cage. Attention cependant, il y a un nombre impressionnant de bifurcations dans le scénario qui pousse à découvrir les fins alternatives (Vais-je mettre le couvert en brutalisant la vaisselle de Mémé ?).

Pour en finir : qui parle de révolution ludique ne connait sans doute pas Dragon’s Lair, Parapa the Rapper ou tout simplement ce bon vieux Simon (pouet !)... et donc le flipper.

4 Messages

  • Heavy Rain, l’exception franco-vidéo-ludique Le 20 janvier 2011 à 09:27, par Lutin B

    J’avais vu une démo de ce jeu à Montréal, chez Laurent. Effectivement, l’éblouissement du scénar/story-telling et des graphismes (la scène de la gare au début...) est contre-balancé par le côté "Dragon’s Lair" (action A -ou- action B).
    Le grand jeu vidéo qui combinera gameplay ouvert, scénar et ambiance resterait-il encore à écrire ??

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  • Heavy Rain, l’exception franco-vidéo-ludique Le 20 janvier 2011 à 10:40, par Lutin B

    Au fait, tu y joues sur un écran plat, hmmm ? Parce que ça doit être d’enfer, hé hé...... si grand écran tu as, bien sûr !

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    • Heavy Rain, l’exception franco-vidéo-ludique Le 20 janvier 2011 à 12:41, par le DC

      IL VIENT D’ARRIVER (pourquoi je m’énerve, moi ?)
      L’écran de nos rêves est dans les murs : pas encore installé, plein de plastique et de bouts de polystyrène. Par contre, j’avais fini le jeux avant sur le CRT de 15cm... A moi les étendues désertiques de Red Dead Redemption et les cascades improbables de M. Drake (Uncharted). WipeOut HD ne devrait pas tarder non plus, huhu !

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      • Heavy Rain, l’exception franco-vidéo-ludique Le 20 janvier 2011 à 15:54, par Lutin B

        Hey, dès qu’il est branché et qu’il marche, appelle-moi que je vienne jeter un oeil !!! Et ensuite, vous venez à Nantes comparer sur le mien (et avec ma console !!) et mes blu-ray !
        Sinon, si tu n’es pas content, je te l’échange contre mon vieil écran 16/9 82 cm.

        Si tu veux que je te prête des Blu, pas de prb !

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